L’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime interdit l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances de la famille des néonicotinoïdes, ou ayant des modes d’action identiques. Le nouveau II quater crée une dérogation possible par décret. Elle peut viser seulement les produits contenant de l’acétamipride ou de la flupyradifurone. Elle dure un an et ne peut pas être renouvelée. Elle ne remplace pas les autorisations de mise sur le marché, ni les autorisations prévues par l’article 53 du règlement (CE) n° 1107/2009. Cette dérogation ne peut être utilisée que si cinq conditions sont réunies : impasse technique avérée liée à l’indisponibilité nouvelle d’un produit, menace grave pour la production de betteraves sucrières, absence ou insuffisance manifeste de solutions alternatives, plan de recherche sur les alternatives, usage avec des techniques de réduction ou de suppression de la dérive, et absence de risques significatifs pour la santé humaine ou d’atteinte grave et irréversible à l’environnement. Avant le décret, le conseil de surveillance et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail donnent un avis public. Après l’emploi de ces produits, le semis, la plantation et la replantation de végétaux attractifs d’insectes pollinisateurs peuvent être temporairement interdits pour une culture non pérenne. À la fin de la dérogation, le conseil remet un rapport public au Gouvernement et au Parlement.