Analyse juridique
Modification des règles applicables à l’agriculture, à l’eau, au foncier rural, à l’élevage et à la faune sauvage
Loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Lecture rapide
En bref
Le titre résumé avant d'entrer dans les mécanismes juridiques.
Le titre III adapte plusieurs règles agricoles pour faciliter l’organisation de certains projets, notamment liés à l’eau, tout en maintenant les protections applicables aux milieux, à la biodiversité et à la santé publique. Il concerne aussi le foncier rural, les élevages, les atteintes aux exploitations et la gestion des dommages causés par le loup ; il ne crée pas un régime unique ni une priorité générale pour l’agriculture.
En matière d’eau, il fixe l’objectif de doubler d’ici à 2035 les volumes de stockage destinés aux usages agricoles et de développer la réutilisation des eaux usées traitées. Les schémas directeurs et locaux de gestion de l’eau doivent intégrer ces orientations. Les préfets arrêtent les volumes pouvant être prélevés et délivrent les décisions requises ; les organismes uniques de gestion collective répartissent chaque année les volumes autorisés entre irrigants. Si un schéma local n’est pas révisé à temps, le préfet coordonnateur de bassin peut, après avis du comité de bassin, déroger pour les seuls ouvrages de stockage prévus par un projet territorial. Cette voie ne modifie ni les volumes autorisés ni l’obligation de compatibilité avec le schéma directeur, et ne remplace pas les autorisations nécessaires.
Repères
Ce qu'il faut garder en tête
Les chiffres et notions utiles avant la lecture détaillée.
Doublement d’ici à 2035
Objectif de stockage agricole
Objectif fixé à l’État
×10 en 2030, ×30 en 2040, ×50 en 2050
Réutilisation des eaux usées traitées
Par rapport au niveau de 2020
3 ans
Conservation des données de prélèvement
Données de mesure ou d’évaluation
3 ans
Durée maximale d’une autorisation provisoire de prélèvement
Après annulation de l’autorisation de l’organisme unique
30 000 € au plus
Amende de compensation collective
En cas de manquement après mise en demeure
1 500 € par jour au plus
Astreinte de compensation collective
Jusqu’à l’exécution des obligations
SDAGE et SAGE
Le SDAGE organise la gestion de l’eau à l’échelle d’un bassin. Le SAGE la décline à l’échelle locale, par exemple sur un bassin versant.
Volume prélevable
C’est la quantité d’eau pouvant être prélevée pour un usage donné dans un territoire. Elle est arrêtée par l’autorité administrative.
Organisme unique de gestion collective
C’est l’organisme chargé de demander l’autorisation pluriannuelle de prélèvement pour l’irrigation et de répartir chaque année l’eau autorisée entre irrigants.
Aire d’alimentation d’un captage
C’est le territoire depuis lequel l’eau rejoint un captage d’eau potable. Des zones peuvent y être identifiées selon leur contribution aux pollutions.
Compensation collective agricole
Elle concerne les effets d’un projet sur l’économie agricole du territoire. Le maître d’ouvrage finance une étude et, lorsque nécessaire, des mesures liées à ces effets.
Comprendre le mécanisme
Analyse juridique
Une lecture structurée de la coordination entre les règles concernées, avec les détails techniques à la demande.
Responsabilités
Qui doit faire quoi
Les obligations et points de vigilance regroupés par type d'acteur.
Mise en situation
Cas d'application
Des scénarios concrets pour tester la règle sans créer un long mur de texte.
Parcourir
Règles juridiques consolidées
Chaque fiche explique une règle créée, modifiée, supprimée ou autrement affectée par la loi, ainsi que ses références officielles.
Article L. 123-53-1
Création d'un canal administratif d'information des entreprises via le registre national
Article L. 163-1
Encadrement des compensations sur terres agricoles : périmètre élargi et priorité aux terrains peu productifs
Article L. 181-10-1
1° a
Remplacement de la réunion de clôture par une permanence pour les projets de stockage d’eau autorisés
Article L. 211-11-1
ii::2°
Suppression de la qualification des points de prélèvement sensibles